Les chevaux

de Poséidon

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Dieu national des Ioniens du Péloponnèse, qui l'emportèrent dans leur migration en Asie, Poséidon était particulièrement adoré dans cette partie de la Grèce : à Sparte, on l'appelait même Généthlios, le créateur. Mais son culte était également répandu dans toute la Grèce, principalement dans les villes maritimes, où il lui arriva même, comme à Corinthe, à Rhodes, à Ténare, de supplanter la divinité locale.
Les animaux qui lui étaient voués étaient les chevaux, symboles des sources jaillissantes, et les taureaux, emblèmes de son action fécondante ou de son impétuosité. Au cours de certaines fêtes dédiées à Poséidon, et qui étaient appelées Taureia, on précipitait dans les flots des taureaux noirs.
De même on célébrait en l'honneur de Poséidon des courses de chevaux; cet usage était originaire de Thessalie, où le dieu, disait-on, avait fait naître le cheval d'un coup de son trident mais on dit que lorsqu' il était encore nouveau-né, Rhéa en donna un à manger à Cronos.
Le type de Poséidon, tel que l'a consacré l'art antique, ressemble beaucoup à celui de Zeus : il en a la majesté lorsqu'il se montre debout, le buste nu, appuyé sur son trident. Mais d'ordinaire sa physionomie est moins sereine et trahit une expression soucieuse, avec sa chevelure en désordre et sa barbe épaisse.