Les chevaux

de l'apocalipse

 

Retour

Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse sont des personnages célestes et mystérieux mentionnés dans le Nouveau Testament, au sixième chapitre du livre de l'Apocalypse. Il s'agit d'un remaniement de deux visions d'un prophète de l'Ancien Testament, Zacharie[1]. Leur chevauchée inaugure le commencement de la fin du monde, car ils apparaissent lorsque l'Agneau, figure de Jésus ressuscité, ouvre les quatre premiers sceaux.

Bien qu'ils paraissent se succéder dans le temps, le dernier verset paraît suggérer que leurs chevauchées sont simultanées :

« Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. »

Plusieurs interprétations de la signification symbolique des cavaliers ont été émises, à différentes époques.

Blanc Pureté Porte un arc et une couronne Conquête Parole de Dieu, ou guerre de conquête
Rouge Sang versé, violence des batailles Porte une grande épée Bannit la paix Guerre (plus spécialement guerre civile)
Noir Défaut, manque Porte une balance Amène la pénurie en blé et orge, mais non pas semble-t-il en huile ni vin Famine
Verdâtre pâle Maladie Est dénommé la Mort, porte une faux Accompagné du Séjour des morts Mortalité par épidémie

Voici le texte de l'Apocalypse (6,1-8) :

(1) Et ma vision se poursuivit. Lorsque l’Agneau ouvrit le premier des sept sceaux, j’entendis le premier des quatre Vivants crier comme d’une voix de tonnerre : « Viens ! » (2) Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval blanc ; celui qui le montait tenait un arc ; on lui donna une couronne et il partit en vainqueur, et pour vaincre encore.

(3) Lorsqu’il ouvrit le deuxième sceau, j’entendis le deuxième Vivant crier ; « Viens ! » (4) Alors surgit un autre cheval, rouge-feu ; celui qui le montait, on lui donna de bannir la paix hors de la terre, et de faire que l’on s’entr’égorgeât ; on lui donna une grande épée.

(5) Lorsqu’il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième Vivant crier : « Viens ! » Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval noir ; celui qui le montait tenait à la main une balance, (6) et j’entendis comme une voix, du milieu des quatre Vivants, qui disait : « Un litre de blé pour un denier, trois litres d’orge pour un denier ! Quant à l’huile et au vin, ne les gâche pas ! »

(7) Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis la voix du quatrième être vivant qui disait : Viens.(8) Je regardai, et voici que parut un cheval d'une couleur verdâtre. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait.

Alors, on leur donna pouvoir sur le quart de la terre, pour exterminer par l’épée, par la faim, par la peste, et par les fauves de la terre.